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L’audit, un gage de transparence, de confiance et de légitimité auprès des bailleurs

Rapport PWC

 

 

 

 

 

 

 

Les comptes de la Fondation Hirondelle à Lausanne audités: l’audit est un gage de transparence, de confiance et de légitimité auprès des bailleurs. 

Près de 150 heures de travail pour contrôler des milliers de papiers, factures, contrats, relevés bancaire, etc.: les experts de PricewaterhouseCoopers, le cabinet d’audit mandaté par le Conseil de la Fondation Hirondelle, viennent de passer trois semaines au siège de la Fondation à Lausanne pour examiner les comptes et résultats de l’année 2015.

L’action et la pérennité d’une organisation d’utilité publique, telle que la Fondation Hirondelle, résident en grande partie dans sa capacité à susciter et garder la confiance du public, des donateurs, des gouvernements ou encore des collaborateurs. Pour cela, elle doit faire preuve de transparence sur l’utilisation de ses fonds, de ses ressources financières, opérationnelles et administratives et sur le fonctionnement de ses activités en conformité au droit suisse, aux Statuts de la Fondation et aux normes comptables Swiss GAAP RPC 21 applicables aux organisations sociales d’utilité publique à but non lucratif qui se soumettent au contrôle le plus strict.

Dans ce cadre, l’audit comptable est sans doute le seul instrument de contrôle interne et externe à disposition des associations ou fondations opérationnelles pour certifier le bon état des finances, le respect des procédures administratives et desclauses contractuelles lors des actions sur le terrain. Son principe n’est pas purement comptable. Il est aussi l’expression d’un vecteur de professionnalisme, de rigueur et de gouvernance. Ces critères de qualité renforcent d’une part la visibilité, la crédibilité et la notoriété d’une ONG auprès de l’opinion publique et d’autre part incitent les donateurs à contribuer à l’action de l’organisation.

Force est de constater que le bassin des bailleurs de fonds potentiels a tendance à se rétrécir plutôt qu’à s’élargir. Une ONG se doit donc d’être exemplaire dans la réalisation de ses actions, dans son fonctionnement et dans sa gestion financière pour mériter la confiance de ceux qui sont prêts à la soutenir.

Face aux risques de fraude et à la diminution des enveloppes destinées à l’aide humanitaire ou au développement, les donateurs institutionnels sont devenus de plus en plus exigeants. Ils ne se contentent plus de l’examen général des comptes destiné prioritairement au Conseil de la Fondation, mais demandent des audits spécifiques pour le projet auquel ils contribuent financièrement.

«Ils ont des comptes à rendre aux politiques. Ils doivent pouvoir justifier chaque dépense effectuée par l’organisation», précise Caroline Vuillemin, Directrice des opérations à la Fondation Hirondelle. Autrement dit, il s’agit de dépenser l’argent des contribuables de manière efficiente et efficace, en fonction des objectifs fixés.

Dans cette optique d’optimiser et de rationaliser les procédures de gestion financière et opérationnelles, la Fondation Hirondelle a adopté un système de contrôle interne, qu’elle fait évoluer régulièrement. A titre d’exemple, elle s’impose de ne pas dépasser un ratio de frais de gestion entre 12% et 14% de son volume financier global pour le siège. A l’interne, tous ces dispositifs de contrôle comptables sont perçus comme une charge extrêmement contraignante  au  regard des urgences et des priorités du travail opérationnel direct dans nos médias et nos opérations. Mais Caroline Vuillemin, directrice des opérations à la Fondation Hirondelle, l’admet volontiers: «Ils nous aident à nous améliorer afin d’être cohérent avec nos valeurs.»

Samantha Medley