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A la sortie du débat organisé par le projet Afrik Activ' de la Fondation Hirondelle à la CCI d'Abidjan le 9 mars 2018. ©DR A la sortie du débat organisé par le projet Afrik Activ' de la Fondation Hirondelle à la CCI d'Abidjan le 9 mars 2018.

Au lendemain de la Journée Internationale des Femmes, le 9 Mars 2017, notre projet Afrik Activ’ a organisé un débat à la Chambre de commerce et d'industrie d’Abidjan, en Côte d'Ivoire : « Quels défis pour les femmes qui veulent entreprendre en Afrique de l’ouest ? ». Retour sur des échanges de belle qualité.

Sur l’estrade, 4 expertes : Mariam Diaby, créatrice de la communauté Nappy Babi (diminutif d’Abidjan) et créatrice d’un salon de coiffure cheveux naturels ; Michelle Okei, directrice Etudes de l’Ecole Internationale Professionnelle Michelle Yakice ; Yheni Djidji, blogueuse et créatrice de l’agence éditoriale Livresque ; Marie Bonnefois, Chargée de Mission d’Empow’here en Côte d’ivoire. Dans la salle, une immense majorité de femmes, jeunes pour la plupart d’entre elles. Et quelques hommes, jeunes aussi.
Entre ces deux pôles, deux journalistes animateurs : Rita Dro, journaliste Afrik Activ’ et Rémy-Césaire Tshamala, de l’Agence Kandindi en RDC.

Pas de tunnel de parole
La rencontre est construite et se déroule comme une émission de radio ou de télévision. Elle est structurée en 3 séquences : quelles difficultés pour les femmes qui veulent entreprendre ? comment les femmes les surmontent-elles ? quelles pistes d’amélioration de la situation ? Les expertes apportent leur contribution, mais sans ces exposés préliminaires qui souvent, « tuent » ce genre de rencontre. Une architecture éditoriale destinée à faciliter le dialogue avec la salle. Un rythme : vingt-cinq minutes pour chaque séquence, dix minutes aux expertes, dix à la salle. Des interventions concrètes, utiles.

Mais, au fait : pourquoi les femmes veulent-elles entreprendre? - « D’abord pour gagner de l’argent et se libérer de la dépense économique de leurs maris, frères. Elles veulent gagner en autonomie ».

Tout au long de cette première édition d’Afrik Activ’ Débat, des réponses claires, loin des clichés ou de la bien-pensance, colorées par les réalités du terrain :
- « Nous avons besoin d’information, mais aussi d’être formées à l’utilisation de l’information» ;
- « Les femmes ont besoin de confiance, en elles-mêmes et de la part de leurs milieux, des partenaires… » ;
- « Les femmes en milieu rural ont besoin de savoir pratiquer les technologies d’information et de communication, de comprendre les modes de financements… » ;
- « Nous devons nous obliger à la rigueur, apprendre à monter un business plan, ne plus mélanger l’argent privé et celui de nos activités… Mais comment faire quand on ne sait pas lire. Or, beaucoup d’entre nous encore, n’ont pas cette formation », etc.

Avec les hommes
Pas une seule parole agressive n’est lancée contre les hommes. Au contraire : beaucoup de comportements, de situations sont à améliorer, à changer, mais avec eux. Sous les paroles apparaît un souffle porteur, très enthousiaste, en faveur de l’autonomisation certes, mais pour l’éducation, un meilleur vivre, une envie de construction commune. Un souffle qui éclaté en grande joie sur le perron de la CCI d’Abidjan, au moment de la photographie finale. 

 
En savoir + :

Patrick Busquet, Chef de projet Afrik Activ’
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https://hirondelle.org/fr/afrik-activ-plateforme-pour-les-jeunes-entrepreneurs