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RDC : Samy Badibanga appelle à la paix

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Le premier ministre de la RDC, Samy Badibanga, appelle les Congolais à la paix et à la tranquillité. Dans son premier message adressé mardi 20 décembre devant la presse, il invite aussi les forces de l’ordre à la retenue et « au respect et libertés de chacun ».

« Au moment où je m’apprête à prendre mes fonctions à la tête de ce gouvernement de large consensus, je voudrais lancer un appel à la paix, à la tranquillité sur toute l’étendue de la république », a affirmé Samy Badibanga.

Selon lui, l’annonce du gouvernement de l’union nationale est « une étape importante dans le début de la mise en œuvre effective de l’Accord Politique Globale du 18 octobre 2016 » et constitue « un symbole de paix, de cohésion nationale et d’espérance pour les futures élections et du bien être national ».

« Le gouvernement prend des dispositions d’encadrement des forces de l’ordre de sécurité afin que l’ordre public soit strictement respecté dans le respect des droits et des libertés de chacun », a ajouté le premier ministre de la RDC.

Pour Samy Badibanga, la RDC se trouve à un moment critique de son histoire politique et encourage en même temps toutes formes d’échanges entre les acteurs politiques.

« A la jeunesse de ce pays, je réitère mon engagement de tout mettre en œuvre pour répondre à ses attentes et ses aspirations pour l’amélioration de son bien-être et je l’exhorte à ne pas céder aux désespoirs et aux machinations de qui que ce soit », a conseillé Samy Badibanga.

Il a félicité les forces de l’ordre et de sécurité « pour leur travail de sécurité des biens et personnes ».

« Aux partenaires internationaux, je tiens à vous assurer de la disponibilité de mon gouvernement de travailler avec vous dans un esprit de respect mutuel et de franche collaboration pour relever les défis de l’heure notamment ceux relatifs aux conditions socio-économique et financières de ce pays en vue de réussir cette période qui doit impérativement aboutir à la tenue des élections paisibles, transparentes et crédibles conformément à l’accord du 18 octobre 2016 », a conclu Samy Badibanga.​

RDC: 19 décembre: la situation dans les grandes villes de la RDC

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La situation est calme ce lundi 19 décembre depuis le matin dans la ville de Kinshasa où un important dispositif sécuritaire a été déployé. La veille, le porte-parole de la police a mis en garde ceux qui vont tenter de troubler l’ordre public ou qui vont manifester sans autorisation ce 19 décembre, date qui marque la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila.

A travers la ville, la circulation est timide. Peu de véhicules circulaient sur les principales artères de la ville dans la matinée. Des bus Transco avec peu de passagers à bord sont visibles.

Sur l’avenue du Commerce où sont situées de nombreuses maisons de commerce, les magasins sont fermés. Au grand marché, les étales sont vides.

Les supermarchés Hasson et Frères, Kin Mart, Kin Marché et City Mart ont ouvert. Mais l’affluence habituelle n’est pas observée.

Les principaux bureaux des sociétés de télécommunication Vodacom, Orange, Airtel ainsi que les banques BOA, Procredit, BGFI Bank où s’est rendu notre reporter n’avaient pas encore ouvert jusqu’à midi.

A travers la ville, les écoles n’ont pas ouvert.

Dans les bureaux de l’administration, les activités tournent au ralenti. Peu d’agents sont visibles.

Goma

Dans la ville de Goma, les activités sont paralysées. Certains habitants interrogés disent craindre d’éventuels troubles et ont décidé de rester à la maison. Des partis politiques avaient prévu des manifestations ce lundi.

« Le camping » annoncé par le rassemblement des partis politiques de l’opposition au rond-point Signers n’a plus eu lieu.

Alors qu’ils se réunissaient dans la matinée au bureau du MSR, une dizaine de représentants des partis politiques de l’opposition dont un député provincial ont été interpellés par la police. Human Rights Watch indique avoir reçu une quarantaine de rapports d’interpellations de personnes à Goma. 

Les responsables de la police interrogés par Radio Okapi refusent de commenter.

A travers la ville, les éléments de la police militaire et de la police anti-émeutes déployés depuis dimanche ont été renforcés lundi dans la matinée dans tous les points stratégiques. Les militaires sont également visibles.

Lubumbashi

Depuis la matinée, le calme règne dans la ville de Lubumbashi. Une forte présence policière et militaire est visible dans certains points sensibles de la ville.

Au centre-ville, la majorité des boutiques, magasins et supermarchés ont ouvert leurs portes. 

Au marché Mzée Kabila, les activités se déroulent normalement. Dans d’autres provinces issues du démembrement du Katanga, la situation est également calme.

Mbuji-Mayi

Plusieurs habitants de Mbuji-Mayi sont restés à la maison dans la matinée.

Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur ou universitaire ne fonctionnent pas.

Dans les grands marchés Bakwa Dianga et SIMIS, les commerces sont fermés. Seuls quelques étales situés le long des artères autour du marché Bakwadianga ont ouvert.

Peu de véhicules et motos sont visibles sur les principales routes.

Vous pouvez suivre le reportage de notre correspondant sur place.

 

Dans la ville de Mbandaka dans la province de l'Equateur, les habitants vaquent à leurs occupations. Pas de déploiement des forces de sécurité.

Marchés, boutiques et magasins ont ouvert. Dans les banques commerciales, les fonctionnaires perçoivent leurs salaires du mois de décembre.

Mais plusieurs parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l'école. Dans certaines écoles, les chefs d'établissement ont renvoyé les élèves présents à la maison.  

A Gemena, dans le Sud-Ubangi, bastion du parti MLC de Jean-Pierre Bemba, la situation est aussi calme. Les forces de sécurité n’ont pas été déployées.

Les activités se déroulent normalement.

Uvira

Dans la ville d’Uvira où l’opposition avait appelé à une journée « ville morte », les activités ont été timides dans la matinée avant de reprendre peu à peu.

Au rond-point de Kavimvira, les commerçants s’installent progressent près du pont. Les boutiques ouvrent les unes après les autres. Les conducteurs de motos se positionnent au parking.

Mais au centre commercial de Mulongwe, boutiques, pharmacies, dépôts de vivres et stations-services sont restés fermés.

A la place Monument, des attroupements d’habitants sont observés. Devant des commerces, des commerçants observent. Quelques clients sont présents dans la cour de la banque TMB qui a ouvert ses portes.

Kalemie

Depuis le début de la journée, la situation est calme à Kalemie. Les transports en commun, les administrations et les banques fonctionnent comme d’habitude.

Mais dans les marchés, tous les commerces n’ont pas ouvert.

Au marché de la Lukuga, le plus grand de la ville, beaucoup d’étalages étaient vides ce matin.

Un dispositif sécuritaire important est déployé dans la ville. Des véhicules pleins de policiers et militaires continuent de patrouiller.

Bukavu

Les activités ont démarré timidement à Bukavu où les forces de l’ordre étaient visibles à plusieurs endroits de la ville.

C’est en milieu de matinée que la vie de la ville a commencé à reprendre comme d’habitude.

Mais dans la plupart des écoles, les élèves ne se sont pas présentés.

Le seul incident signalé est l’arrestation par la police d’un militant du « mouvement des indignés ». 

RDC : le parlement en session extraordinaire le 17 décembre

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L’assemblée nationale et le sénat convoquent les parlementaires à une session extraordinaire le samedi 17 décembre, annoncent les présidents de deux chambres du parlement.  Parmi les matières retenues pour cette session qui ira jusqu’au 15 janvier 2017,  figurent l’investiture du prochain gouvernement  et l’examen du projet de loi budgétaire de l’exercice 2017.

Ces annonces ont été faites jeudi 15 décembre à la clôture de la session ordinaire de septembre. Cette session, essentiellement budgétaire, n’a pourtant pas examiné le projet de loi portant le budget de l’exercice 2017, suite à la démission du gouvernement Matata.

Selon le Sénateur Roger Nyimi du MLC, le sénat n’a pas reçu le budget venant du gouvernement.

« Le budget pour être voté doit être présenté par le gouvernement. Et vous savez comme moi que le gouvernement a changé. Et donc ne demandez pas au parlement de voter un budget qui n’est pas encore présenté par le nouveau gouvernement», indique Roger Nyimi.

Le  député Henri Thomas Lokondo note qu’un état sans budget est incapable d’orienter les actions.
« Ne pas avoir un budget dans un état, c’est comme diriger l’état sans boussole parce que  c’est le budget qui détermine les recettes et les dépenses de l’état et les articule », affirme Henri Thomas Lokondo.

Pour le sénateur Tekis Mulahila, les gens ne doivent pas paniquer si le budget n’est pas voté.
 
 « Mes impressions sont bonnes. N’ayez pas d’inquiétudes, il y aura un budget pour ce pays ; il y aura une loi des finances pour 2017. La session extraordinaire, j’ose croire, s’en occupera», rassure le sénateur Tekis Mulahila.

Le président du sénat, Léon Kengo wa Dondo, se félicite du travail abattu au cours de cette session. Selon lui, le bilan de cette session est positif. Sur le plan législatif, Léon Kengo Wa Dondo évoque l’adoption de six projets de loi.
Dans le domaine du contrôle parlementaire, poursuit le président de la chambre haute du parlement, le sénat a adopté trois séries de recommandation formulées à la suite des trois questions orales avec débats adressées à quelques membres du gouvernement.

De son coté, le président de l’assemblée nationale Aubin Minaku a appelé, dans son discours, les députés nationaux au sens de courage et de responsabilité pendant cette période politiquement tendue.

Aubin Minaku invite toute la population au sens de patriotisme et à ne pas céder aux appels à la violence durant toute cette période.

RDC: Pierre Lumbi: «Charles Mwando était un homme de conviction, qui a mené un combat pour la liberté et la démocratie»

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Pierre Lumbi, président du parti politique Mouvement social pour le renouveau (MSR) et vice-président du G7, révèle qu’il a connu Charles Mwando, décédé lundi 12 décembre à Bruxelles (Belgique) de suites d’une longue maladie, il y a plus de trente ans quand il était gouverneur du Grand-Kivu. Selon lui, le défunt était un homme de conviction qui a tout abandonné comme privilèges et avantages d’Etat pour s’engager dans un combat pour la démocratie.

M. Lumbi a loué l’engagement politique de Charles Mwando :

 « Je voudrais ici rendre hommage particulier à cet homme qui est un homme de conviction, qui a, toute sa vie, mené un combat pour la liberté et pour la démocratie. Très peu de gens savent que Charles Mwando Nsimba a été aussi parmi les treize parlementaires qui, à l’époque de Mobutu, s’étaient révoltés contre la dictature avec Etienne Tshisekedi. Eh bien c’est avec la même vigueur que jusqu’à ses 80 ans il a mené ce combat jusqu’au dernier jour».

L’ancien conseiller du chef de l’état Joseph Kabila en matières de sécurité, fait remarquer que Charles Mwando a abandonné les privilèges qu’il avait au Parlement pour poursuivre le combat de la démocratie.

« C’était un homme d’Etat qui entreprenait tout avec autorité, avec compétence et avec efficacité. Un homme de 80 ans qui a préféré, au lieu de prendre une retraite calme, de tout abandonner comme privilèges d’Etat, comme avantages et s’engager dans un combat pour la démocratie et mourir pendant qu’il est en train de mener ce combat, eh bien nous lui enlevons le chapeau», indique Pierre Lumbi.

Pour le président du MSR, le défunt était aussi un agent de développement rural:

« Je connais Mwando depuis une trentaine d’années dans la région de l’ancienne province du Kivu, où il était gouverneur et où beaucoup de Kivutiens le considèrent comme l’un des meilleurs gouverneurs de cette province. Je n’étais  qu’un petit animateur d’ONG des milieux paysans et nous nous sommes liés d’amitié entre un petit paysan et un grand gouverneur. Nous avions une passion commune : l’agriculture et le développement rural. Et je peux vous dire que c’est un homme, qui, à cette époque-là, avait énormément donné pour que cette région puisse se développer, notamment en ce qui concerne les routes de desserte agricole».

RDC: l'UE sanctionne 7 personnalités « responsables des violences »

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Le Conseil des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne a adopté lundi 12 décembre des mesures restrictives en matière de déplacements et un gel des avoirs à l'égard de sept responsables congolais « occupant des positions de responsabilité dans la chaîne de commandement des auteurs de violences ».

Les sept responsables sanctionnés sont : Ilunga Kampete, Gabriel Amisi, Ferdinand Ilunga, Celestin Kanyama, John Numbi, Roger Kibelisa et Delphin Kaimbi.

Les ministres des affaires étrangères de l’UE se disent « gravement préoccupés par la situation politique en République Démocratique du Congo ».

« Le 19 décembre, date qui marque l'échéance constitutionnelle du mandat du Président Kabila, reste lourd d'incertitudes et de risques, après les récents épisodes de répression et de violations des droits fondamentaux », notent-ils dans la déclaration publiée à l’issue du conseil tenu ce lundi.

Les chefs de la diplomatie des pays de l’UE évoquent « les violences qui ont causé la mort d'au moins cinquante personnes le 19 et 20 septembre à Kinshasa ». Ils invitent le gouvernement de la RDC à coopérer à une enquête transparente et indépendante pour traduire en justice les responsables des violences.

« L'Union européenne suivra avec une attention accrue l'évolution politique cruciale que connaîtra la RDC dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, des mesures restrictives supplémentaires pourront être envisagées en cas d'obstruction du processus politique ou de nouvelles violences », indiquent les ministres européens.

Accord inclusif

L'Union européenne dit soutenir les initiatives pour rapprocher les positions et parvenir à un accord inclusif sur une transition menant le pays vers des élections pacifiques et crédibles dans les plus brefs délais.

Elle soutient notamment la médiation menée actuellement par les évêques catholiques de la RDC.

L’UE « invite tous les acteurs politiques tant du côté du gouvernement que de l'opposition à entendre leur appel à la responsabilité et à la bonne volonté, et à se saisir pleinement de leurs bons offices ».

La majorité et l’opposition sont en discussions actuellement à Kinshasa sous l’égide des évêques catholiques notamment pour trouver un consensus sur la gestion de la RDC après le 19 décembre, date de la fin du dernier mandat constitutionnel de l’actuel chef de l’Etat Joseph Kabila. L’élection de son successeur n’a pas été organisée à la fin du mois de novembre comme cela avait été initialement prévu.

Les 7 responsables sanctionnés

Parmi les 7 personnes sanctionnées, on compte 4 membres de la garde républicaine, de l'armée ou de la police congolaise ainsi que 3 « hauts responsables et personnes d'influence ».

-Ilunga Kampete : commandant de la garde républicaine (GR). Selon l’UE, il était responsable des unités de la GR déployées sur le terrain et impliquées dans le recours disproportionné à la force et à une répression violente en septembre 2016 à Kinshasa.

-Gabriel Amisi Kumba : commandant de la première zone de défense de l'armée congolaise (FARDC). Pour l’Union européenne, ses forces ont participé au recours disproportionné à la force et à la répression violente en septembre 2016 à Kinshasa.

-Ferdinand Ilunga Luyoyo : commandant de l'unité anti-émeute, appelée Légion nationale d'intervention de la police nationale congolaise (PNC). Il est accusé d’être responsable du recours disproportionné à la force et à la répression violente en septembre 2016 à Kinshasa.

-Celestin Kanyama : commissaire de la police nationale congolaise (PNC). Il est accusé d’avoir contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC.

-John Numbi : ancien chef de la police nationale congolaise (PNC). Pour l’UE, il demeure un personnage influent qui a notamment été impliqué dans la campagne d'intimidation violente menée dans le cadre des élections des gouverneurs de mars 2016 dans les quatre provinces de l'ex-Katanga.

-Roger Kibelisa: responsable civil. Il est accusé d’avoir participé à la campagne d'intimidation contre des membres de l'opposition.

-Delphin Kaimbi : chef du service du renseignement militaire (ex-DEMIAP). Pour l’Union européenne, il fait partie du centre national d'opérations, la structure de commandement et de contrôle responsable des arrestations arbitraires et de la violente répression à Kinshasa en septembre 2016.

RDC: Kasaï Central : quatre morts dans des combats entre policiers et miliciens

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Quatre personnes ont été tuées lors des combats qui ont opposé jeudi 8 décembre des policiers aux miliciens présentés comme des hommes du chef Kamuina Nsapu. Les affrontements se sont déroulés à Bunkonde, une mission catholique située à environ 70 kms au sud-est de Kananga dans le Kasaï central.

Des sources locales renseignent que parmi les personnes tuées, on compte deux miliciens, un policier et un responsable des services de sécurité.

Ces sources indiquent qu’un groupe de miliciens a attaqué les policiers, incendiant les bureaux de la police nationale congolaise (PNC).

Thomas Mutwila, administrateur intérimaire du territoire de Dibaya renseigne que ces miliciens provenaient de la localité Mulumba Muteba.

Les responsables de la 21e région militaire assurent que les renforts envoyés à Bunkonde ont réussi à rétablir l’ordre.

Depuis le mois de juillet 2016, quatre des cinq secteurs du territoire de Dibaya sont secoués par les affrontements entre les forces de l’ordre et les éléments de Kamwina-Nsapu.

Cette insécurité s’est déjà transposée dans trois de cinq territoires du Kasaï Central. Ces affrontements ont aussi touché le Kasaï et le Kasaï Oriental.​